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LÉO

LES MONDES D'ALDEBARAN :

À l'occasion de la rumeur (de moins en moins crédible toutefois) d'une sortie d'un film "Aldebaran cataclysme" d'Emmanuel Buriez je publie rapidement ce brouillon de notes accumulées depuis une quinzaine d'années, alors que le très grand public, qui aurait potentiellement été susceptible de voir cette trilogie cinématographique, n'a pas encore découvert l'univers fascinant de cette série de bandes dessinées absolument exceptionnelle. Attention, si vous comptez les lire (ce que je vous conseille, et même encore plus si vous avez prévu de voir le film), de nombreux éléments cruciaux de l'intrigue sont révélés ci-dessous !

Image de couverture de "La Planète" (6éme album), je vous conseille de les lire dans l'ordre et de ne pas en lire de résumésAïe aïe, tout a commencé à l'ENSTB en février 2001 quand j'ai lu dans ma chambre louée au Maisel le sixième album "LA PLANÈTE" que ma mère avait acheté, craquant sur les iums. C'est tout simplement devenu immédiatement ma bande dessinée favorite (ainsi que de toute la famille, avec une petite contamination dans l'entourage) avec ses bestioles incroyables, son intrigue, ses sympathiques villages proches de la nature et sans voitures, ses dénonciations implacables de la bétise humaine... Je me suis enfilé d'une traite tous les ALDEBARAN l'été suivant dans la chambre des parents, probablement en faisant du montage sonore à l'ordinateur. Heureusement que j'avais oublié bien des détails de l'épisode 6. Quel choc ! La balourdise de Marc Sorensen est pénible, bien que ses aventures sentimentales et ses états d'âmes présentent des similitudes troublantes avec les miens, surtout à partir de la planche 13 de LA BLONDE (Alexa a pourtant les cheveux blancs, pourquoi tout le monde la qualifie t-elle de "blonde" ?) après que, lors de l'une de mes nombreuses lectures, RED RAIN de Peter Gabriel soit passée quand j'étais à la planche 11 ! Ensuite, l'attente des albums est devenue insoutenable.

Attention, les explications ci-dessous dévoilent des éléments clés de l'intrigue !

  1. Que de coincidences... dès le premier album, Kim et Marc rencontrent des personnages majeurs (dans leur secteur paumé !), font des choix qui vont influer grandement sur la suite... tout ça en quelques pages...
  2. Pourquoi la mantrisse ne se montre t-elle toujours que de nuit ? On peut voir ses transformations comme une illustration de ce que dit Hubert Reeves sur la nature qui combine sans fin les m≖mes atomes originels en de multiples structures d'une infinie variété.
Mes compléments à la chronologie présente à la fin du premier album :
  1. 2058 : Guerres religieuses
  2. Driss et Alexa sont à bord du "Johannes Kepler" qui décolle en Juin 2078.
  3. La distribution de gélules aurait lieu en 2080 ?
  4. Le fait d'avoir choisi d'appeler "Tycho Brahe" le vaisseau disparaissant en Avril 2084 par l'auteur a t-il un lien avec le fait que celui-ci est mort d'une infection urinaire après s'être trop retenu (il était le maître de Johannes Kepler) ?
  5. La coupure des communications aurait lieu en 2089 ?
  6. 2142 : La sonde "Neil Amstrong" approche Betelgeuse-6
  7. 2154 : McNeil et Lazzarini suivent la mantrisse. Des extraits des notes de Driss sont à la fin d'un des albums de mes parents. Dans celles-ci le cycle ne me semblait pas faire exactement dix ans, est-ce pour cela qu'elles ne sont pas dans les miens ?
  8. 2170 : Naissance de kim (si l'on en croit le onzième album) ;
  9. 2175 ou 2180 : année d'action de la BD (presque 200 ans après leur écriture) ?
  10. 2180 ou 2185 : distribution de gélules pour le nouveau "groupe" ?
  11. 2196 : début (déclaré) de l'épisode 11, alors que Kim a 26 ans.
  12. Mi-2196 : Kim disparait ?
  13. 2198 : Marc et Alexa, sortant de prison, débarquent à Betelgeuse-6
Albums :
Survivants - Anomalies quantiques :
  1. Lu en gardant "Le Club" pendant "Venus Noire". Semble utiliser les mêmes recettes narratives que le premier cycle des "Mondes d'Aldebaran", mais en bien moins captivant! Pas la magie... mais seulement des chamailleries qui ne mènent pas quelque part, si ce n'est dans le portefeuille de l'auteur!
  2. Épisode 2 : Lu le 29 Juin 2017 pendant "Pas sage en Seine" à la mdiathque Aragon de Choisy-le-Roi. Me laisse perplexe.
Premier cycle : Aldébaran :
Dommage que la carte ne soit pas forcément adaptée aux lieux exacts de l'action de chaque album, montrant par contre inutilement un "lieu de de la rencontre avec la mantrisse" qui n'apporte rien, surtout que nous ne savons pas de quelle rencontre il s'agit.
  1. ALDEBARAN 1. LA CATASTROPHE :
    • Offert par Jacques et Alice pour mes 23 ans.
    • Note : neuf sur dix
    • Planche 11a, Gwen sort un carnet d'un sac qui est invisible dans les autres cases !
    • La planche 13B aurait mérité une case supplémentaire en première position.
    • En bas de la planche 14B, Marc n'imagine pas à quel point le village est touché...
    • Planche 16A : Où cette gourde était-elle rangée ?
    • Planche 19A : Non ce n'est pas une hallucination, mais certainement votre village qui est incarné, devant les jolies cuisses de Kim ;
    • Planche 20B : En bas à gauche, Driss n'a pas été colorisé
    • Planche 25B : Les sacs ne sont plus dans le chariot. Et les Keller, ils n'ont rien d'autre avec eux que deux couvertures ?
    • Planche 26B : Driss passe du "il" au "elle" !
    • Il y a des "plantes-ballons" ressemblant à ce que nous découvrirons sur Betelgeuse.
    • Marc est vraiment odieux
    • Planche 36 : En première case, Kim ressemble à Charlotte Gainsbourg
    • Le ciel en bas de la planche 39b est particulièrement magnifique.
  2. ALDEBARAN (CYCLE 1) : 2. LA BLONDE :
    • Note : 10 sur 10, sans aucun doute le meilleur album de toute la série "LES MONDES D'ALDEBARAN" ! Il contient, à partir de la planche 26, la séquence qui est probablement la plus forte et émouvante de toute la série, tout en contenant la seconde scène la plus horrible, planche 30. Cette dernière est vite oubliée grâce à l'étonnement d'Alexa face aux incroyables péripéties de Marc, pourtant si jeune et non politisé, traversées avec une chance incroyable et à la complicité qui se crée. À ce propos, Marc ne se rend pas compte qu'il vit pleinement cela même qu'il reprochait à Nellie dans le campement de Driss.
    • Planche 23B : Plutôt que "Caravelles apprivoisées", il serait plus exact de dire "en captivité" !
    • Planche 24A : Hasard vraiment très gros et peu crédible ! Heureusement pour tout le monde que Kim ait fouillé dans le sac de Driss... elle n'imaginait pas comme cela changerait le cours des choses.
    • Planche 25B : Kim abandonne plutôt facilement l'idée d'entrer en contact avec Alexa
    • Planche 34B : Hélas Leo propage l'obsession injustifiée pour les protéines.
    • Planche 38A : Ça pourrait être un piège !
    • Planche 41 : Que l'on connaisse la suite ou pas, Alexa fait une étonnante et intriguante allusion à son âge ;
    • Planche 43A : Vraiment étonnant et surprenant de se faire reperer aussi rapidement. Sent-il la présence de Kim ?
    • Je comprends totalement Marc, ce qu'il ressent. Espérons qu'il ne soit pas, en plus, sourd suite à la violence des coups de feu donnés par d'hilares soldats ! Et il a encore une sacré chance en étant dans la même cellule que Kim, et qu'il n'y ait pas de micro !
  3. ALDEBARAN 3. LA PHOTO :
    • Noël 2004
    • Note : Neuf sur 10 pour cet album dont la première case provoque un choc ! Leo ne nous avait pas habitué à tant de réalisme, à une disparition soudaine de la chance, c'est vraiment une terrible chute et un bond temporel après les merveilleux moments passés avec Alexa !
    • Planche 3B : Erreur de coloriage sous l'oreille droite du soldat de gauche
    • Planche 4 : Comment Pad savait-il que Marc était là à ce moment  et qu'il s'exclamerait "Monsieur Pad", qu'il y aurait deux soldats et que chaque Manganera sauterait sur l'un ?
    • Planche 5A : Les arbres ne sont pas bien intégrés dans la mer (problème récurrent avec Leo, du moins dans cette série)
    • Planche 5B : Comment Marc aurait-il pu oublier cette crasse qui a modifié le cours de sa vie (d'une façon pas toujours super crédible, comme vu plus haut) ?
    • Planche 9A : Il est très suspect que Marc ait réussi à avoir l'adresse de Gwen, il pourrait être quelqu'un lui voulant du mal
    • Planche 11A : Gwen se croit vraiment sur la mer :-)
    • Planche 12A : Les carreaux ont la même couleur que l'herbe :-(
    • Planche 13B : Finalement Nellie se sera installée à Anatolie avant Marc...
    • Planche 28 : Les prêtres poussent loin la perfection des couleurs !
    • Planche 29 : Valdomiro est sévère avc Gwen, même si ce qu'il dit en bas de 29A est très juste.
    • Planche 30 :
    • Kim est courageuse face à tout ces types qui la reluquent ! Faut dire qu'il n'y en a sans doute pas beaucoup des comme elle !
    • Planche 33B : sauf que dans le récit de McNeil et Lazzarini, les choses se passèrent sur plusieurs soirs. Excellente idée d'Alexa pour l'avion !
    • Le vacarme et l'agitation sont mal retranscrits. Autant Leo est très fort pour transmettre les émotions, autant, malgrè ses tentatives, il a bien du mal à communiquer les sons.
    • Planche 39 : on ne voit pas la tête de Li à laquelle Kim fait allusion ?! Dommage de ne pas avoir assisté à la rencontre avec le "type" (Ndip en fait ?), c'est frustrant. L'intégration du pied de la plante bizarre dans l'eau est ratée.
    • Planche 40 : les propos au sujet de la photo sont exagérés, cette histoire n'est en réalité qu'un passe-temps ni super exaltant, ni d'une utilité fondamentale, avant que les sentiments se libèrent et que les mega-retrouvailles aient lieu.
    • Planche 44 : il est curieux que les vaisseaux exposés ne soient pas numérotés ou nommés comme le seront les autres que nous verrons par la suite. Je suppose que la grande navette est celle du "Johannes Kepler"
  4. ALDEBARAN 4. LE GROUPE :
    • Noël 2004
    • Une partie des dictateurs est typée "Amérique du sud", l'allusion de Léo est claire !
    • Planche 35A : À quelle occasion Marc a t-il déja manipulé des chaudières ?
    • Planche 37B : Pourquoi Driss dit-il "la fille" au lieu de "Kim" ? Ce passage, après la réunion de toute cette bande de gens exceptionnels et, enfin, la révélation de quelques mystères laissant entrevoir de merveilleuses possibilités (on découvrira hélas, plus tard, que les futurs albums ne les exploitent pas autant qu'on l'espère à ce moment) me procure la même déception que lorsque Marc se fait prendre à la fin de l'épisode "2. LA BLONDE" : c'est la fin de moments magiques et utopiques.
    • Le coup donné par Kim est mal figuré.
  5. ALDEBARAN 5. LA CRÉATURE : Offert par Brigitte au Noël 2004.
    • Note : Neuf sur dix
    • Jusqu'à la planche 24A, c'est une redite quasi-parfaite de l'épisode "2. LA BLONDE", avec seulement de légers changements temporels et une répartition des rôles de certains personnages sur plusieurs :
      1. Le dirigeable remplace le navire
      2. Les branches de la forët remplacent la planche sur l'eau, discussions enervées comprises, puis la plage, même si on peut aussi faire des rapprochements avec la marche dans le premier album
      3. Les théodores remplacent les caravelles
      4. La bête verte remplace les soldats
      5. Li remplace Alexa
      6. L'éleutère géant remplace le dirigeable de Loomis
      7. L'araignée géante remplace le poulpe de sables
      8. Alexa remplace José et la dame du phare avant de reprendre son propre rôle
      9. La calebasse remplace le camion, le restaurant et l'hôtel
    • Planche 21 : Que comptaient-ils faire de toute façon en tant que fugitifs ? Alors que les personnages sont anormalement blanc et gris depuis le début de l'album, les couleurs se dégradent à partir de ce point.
    • Planche 22B : Heureusement que les soldats ne tirent pas, c'est un miracle...
    • Planche 26 : Comme par hasard, c'est juste le moment de la "rencontre".
    • Planche 27B : C'est vrai que le senateur pose beaucoup de questions
    • Planche 28 : En effet messieurs, la preuve va être faite de façon éclatante !
    • Planche 29A : Lomis devrait être derrière Driss et non derrière Alexa d'après les cases précédentes.
    • Planche 30 : Aaah comme c'est jubilatoire, une des scènes favorites de mon père !
    • Planche 35A : ne pourrait-on pas considérer cette scène comme un mariage symbolique ?
    • Planche 37A : Les questions du senateur sont très justes. Comment Kurt fait-il pour estimer la profondeur ?
    • Kim et Marc sur la vedette à la fin me rappellent mes rêves d'avenir quand je naviguais dans la baie de Douarnenez sous un ciel aussi bleu, ou regardant Thalassa, à l'époque des tout débuts de la série. Que la navette se pose aussi près du bateau n'est pas une bonne idée car elle aurait dû créer un remous d'eau et un bruit terrible.
    • Case 41B : La navette parait trop arrondie
    • Planche 42 : Le message de Ioshio Kobayashi concernant la vitesse de la navette est assez déplacé, surtout sachant ce qu'il dit juste après.
    • Planche 45B : "Premier être doué d'intelligence" : n'importe quoi !
    • Planche 46A : Dans moins de sept ans, Kim ! En partie grâce au vaisseau qui est parti vers Betelgeuse il y a quelques temps, sans que tu le saches.
    • L'album se termine cinq ans après que le premier album ait commencé et pile un siècle après la première distribution de gélules.
  6. BETELGEUSE 1. LA PLANÈTE :
    • Offert par Brigitte au Noël 2004 
    • Note : neuf sur dix 
    • La maison est faite de bouts de vaisseau ;
    • Je ne me doutais bien sûr pas que dix ans après la découverte de l'album je recontrerai "ma Maï Lan" : Marjorie !
    • L'apparition des ballons est providentielle ! Est-ce vraiment un hasard ? À quoi servent-ils ? Est-ce une antenne ? Les militaires sont vraiment idiots d'oublier Maï Lan, est-ce une vue d'espoir de l'auteur dans la naïveté et l'emerveillement de tous face aux éléments ?
    • La mort des parents semble être une introduction prisée par Leo !
    • Pourquoi avoir incendié la maison ? Pas très malin !
    • Planche 20B : le prénom "Toshiro" est mutilé ;
    • Planche 33 :
      • L'avion n'est pas très bien dessiné, surtout au sujet de l'entrée d'air.
      • 33c : pourquoi utilisent-ils encore des bateaux à voile ?
    • Planche 35A :
      • l'entrée d'air de l'avion ne monte plus jusqu'en haut du corps.
      • L'hydravion n'a pas l'air identique non plus d'en haut et d'en bas.
      • Kim s'exprime avec son enthousiasme de ses 13 ans, intact !
      • Alexa dit "mademoiselle" alors que ce terme aura probablement disparu aux vingt-deuxième et ving-troisième siècles ;
    • Le discours du lieutenant Hudson m'avait-il inconsciemment inspiré au sujet de Emmanuelle Grundman ?
    • Comment résister au regard de Kim planche 41A ? Elle ressemble pas mal à Magalie...
    • Kim a du sortir d'hibernation peu de temps après Hector. Son sauvetage est un miracle, il peut remercier le destin !
  7. BETELGEUSE 2. LES SURVIVANTS : Qu'est-ce qu'on l'a attendue cette suite ! Sans savoir qu'elle marquait le début d'une chute progressive de la qualité de la série...

KENYA :

Dès sa sortie, scénario de Rodolphe, couleurs de quelqu'un d'autre, je les trouve un peu trop chaudes, ça fait exotique. L'histoire s'annonce passionnante. 2. RENCONTRES le 4 fevrier 2003),
3. ABERRATIONS :

DEXTER LONDON

(on retrouve bien le style d'écriture et d'approche, Port Moresby et autres lieux sont-ils en Nouvelle-Guinée ?)

Personnages de l'irréaliste "compte de Monte-Cristo" :

Le pire est sans doute constitué des scènes avec Cavalcanti. Pourtant, c'est la copie quasi-conforme d'une histoire totalement réelle. Il faudrait présenter les choses ci-dessous en format généalogique pour s'y retrouver un peu plus. L'histoire est-elle construite (une petite aide ?) de façon à ce qu'un personnage reste à chaque fois commun entre deux scènes ?

Dans l'histoire rapportée par Jacques Peuchet :

Antoine Alu :

Client nimois et ami du cafetier, opposé à la mauvaise blague. Plus tard, surveille pendant dix ans la vengeance de Pico après avoir compris ses intentions suite à la rencontre avec Baldini. Passe en Angleterre après avoir tué François Pico.

Abbé Baldini :

François Pico. En échange d'un diamant, Antoine Alu dénonce les trois mauvais blagueurs.

Chaubar :

Un des mauvais blagueurs, qu'on retrouve mort sur le "pont des arts", avec, sur le couteau fiché dans son corps à cinq heures un matin, une étiquette marquée "numéro un".

Prosper Limonadi :

François Pico, se faisant engager au café Loupian comme limonadier.

Les Loupian :

Mathieu Loupian :

Cafetier, place Saint-Opportune, originaire de Nîmes, ami de François Pico, jaloux ; Lance la rumeur auprès d'un policier que Pico serait un espion anglais.
Malheurs des années plus tard :
Mort du chien et d'un perroquet de la famille .
Faux mariage :
La fille, Thérèze, à seize ans, est d'une angélique beauté. Elle est enceinte d'un gentilhomme, un mariage est organisé. Celui-ci, forçat évadé, s'enfuit entre la bénédiction nuptiale et la noce.
Incendie mystérieux 
Toutes les possessions de la famille brûlent le Dimanche suivant. Ils sont ruinés.
Mathieu est poignardé par Pico.

Eugène 

Fils, condamné à vingt ans de prison pour vol.

Thérèze :

Fille belle et orgueuilleuse, accepte de se marier à Prosper quand celui-ci propose de partager ses richesses avec la famille ruinée.

Joseph Luché:

François Pico à partir de 1814. Il apprend la vérité sur la mauvaise farce qui a fait son malheur.

François Pico :

Jeune et joli cordonnier originaire de Nîmes vivant à Paris, où il est fiancé en 1807 avec Marguerite Vigouroux, une très belle et riche orpheline. Mais il est enlevé la nuit même de ses déclarations au café pour &ecirt;tre enfermé pendant sept ans au château du Fenestrel. Il en ressort usé et méconnaissable mais riche d'un trésor caché à Milan légué par un autre prisonnier, mourant, dont il avait pris soin. Tué par Antoine Alu immédiatement après la mort de Mathieu Loupian.

Solari 

Un des mauvais blagueurs nimois, qui meurt empoisonn avec un papier "numéro deux" sur le drap noir de son cercueil.

Marguerite Vigouroux :

Croyant son fiancé François Pico mort au bout de deux ans sans nouvelles, se marie avec le cafetier en 1809, qui pour alors est veuf et père de deux enfants. Meurt de douleur suite aux malheurs de la famille Loupian qui est maintenant la sienne.

Dans la fiction de Dumas :

Aydé :

Fille du pacha de Janina, équivalente de Mademoiselle Aycé.

L'abbé Buzoni :

Edmond Dantès.

Benedetto :

Fils d'Hermine et Gérard Villefort (procureur du roi), né dans la nuit du 27 au 28 Septembre 1816 dans la chambre drapée de rouge du premier étage de la maison du 28 rue de la Fontaine à Auteuil. Son géniteur le déclare mort et l'enterre vivant dans le jardin, recouvert d'un drap marqué d'un "h" et d'un "n". Déterré par Bertuccio du jardin du 28 rue de la Fontaine à Auteuil un 20 Septembre (la confrontation dans cette maison, achetée par Monte-Cristo, aura lieu le six Juin 1838, alors qu'il est renommé "André Cavalcanti"). Il est porté aux "enfants trouvés" avant d'être recueilli par la soeur de Bertuccio. Il volera et tuera sa mère adoptive. Le comte de Monte-Cristo lui fait parvenir cent mille en argent pour qu'il fasse semblant de reconnaître son père dans un corse qui parle comme s'il blaguait tout le temps. Il envoie un complice, Cadrousse, cambrioler le secrétaire d'Edmond Dantés avant de le tuer après que Edmond l'ai laissé partir libre après l'avoir surpris en pleine action. Équivalent dans la réalité du galérien évadé qui se maria avec Thérèze.

Bertuccio :

Surveille la maison du 28 rue de la Fontaine à Auteuil en 1816 pour une histoire de vengeance envers Gérard Villefort. Intendant du comte de Monte-Cristo, connaît ses secrets. Père adoptif de Benedetto.

Les D'Epinay :

Le géréral Kennel :

Ami de Gérard Villefort et assassiné en 1815 par bonapartistes.

Franz :

Baron (par Charles X), fils du général Kennel, promis à Valentine de Villefort.

Fernand Mondego (le Catalan) :

Tueur de poissons avec une cicatrice à la main droite. Aurait aussi trahi dans une histoire guerrière bien difficile à comprendre. Équivalent de la première moitié de Mathieu Loupian.

Les Danglars :

Baron :

À écrit la lettre d'accusation. Connaît Fernand Morcerf depuis 20 ans au sept Juin 1838, Hermine depuis presque autant. Refuse finalement de donner la main d'Eugénie après avoir su des choses sur le passé du comte de Morcerf. Disparaît au cours d'Août 1838, quand même intercepté au passage par Dantés qui le ruine et l'affame pendant quelques semaines. Équivalent à la seconde moitié de Mathieu Loupian ;

Hermine Danglars (la baronne) :

Mère biologique de Benedetto-André Calvacanti. Elle expire dans la chambre rouge du 28 rue de la Fontaine à Auteuil, présente donc le soir de l'enterrement, trompant son mari Nargonne avec Gérard Villefort. Nargonne meurt peu après, peut-être en raison de cette tromperie. Puis elle se marie avec Mr Danglars, avant un nouvel échec. Elle est amante de Lucien Debray.

Eugénie Danglars :

Chanteuse, fille de la baronne, promise à Albert de Morcerf (qui ne l'aime pas) puis à Andréa Calvacanti alors qu'elle ne veut pas se marier. Elle le dit à son père le 25 Juillet 1838 mais accepte finalement de le faire pour combler la ruine de son géniteur. Le mariage est annulé suite à la révélation du passé d'Andréa, évadé du bagne du Toulon et assassin de son voisin de cellule. Elle entre en religion en Août 1838.

Edmond Dantès :

Le héros, imbut de lui-même, joué par Pierre Santini dans l'adaptation audio diffusée sur "France culture" à la rentrée 1980 (l'avant dernier épisode, "le châtiment", qui suit celui avec les explications entre Edmond et Mercédès, passe le deux décembre ! Est ensuite diffusée une conférence ayant eu lieu le 24 Octobre 1955). Parfois j'ai l'impression d'entendre Philippe Noiret. A passé quatorze ans au cachot. Comment fait-il pour qu'on ne le reconnaisse pas dans les multiples personnages qu'il joue ? Parmi les multiples choses trop improbables pour être réaliste, comment se fait-il qu'il ait justement acheté le 28 de de la rue de la fontaine àAuteuil ?

Lucien Debray :

Semble utiliser la baronne Hermine Danglars pour se rapprocher de sa fille Eugénie.

L'abbé Faria :

Le prisonnier voisin d'Edmond dans le château d'If (il était auparavant à Fenestrel), qui devient son père spirituel. Il faut attendre le chapitre 17 pour qu'il montre les objets qu'il cache. Mélange du véritable voisin de François Pico et de Joseph Custodi de Fariagoha (1755-1819);

Comte de Monte-Cristo :

Edmond Dantès.

Les Morcerf :

Comte de Morcerf :

Fernand le Catalan, qui a posté la lettre d'accusation, s'est fait comte tout seul et s'est marié à Mercedes. Se fait bruler la cervelle vers le 25 Juillet 1838 après que le comte de Monte-Cristo lui ait tout révélé.

Mercedes :

Fiancée de Edmond Dantès, s'est mariée à Fernand le Catalan après que celui-ci, amoureux d'elle, ait mis le premier en prison. Quitte Paris pour Marseille en Août 1838.

Albert :

S'est éloigné au Tréport avec Mercedes jusqu'au 13 Juin 1838 pour ne pas voir les Danglars à la réception d'Auteuil. Dantès semble par contre ne pas être opposé à la liaison Eugénie Danglars-Albert Morcerf. Il les a donc sans doute poussés à ne pas y être plutôt pour ne pas voir Mercedes. Monte-Cristo se croit insulté par Albert lorsque ce dernier lui demande des explications concernant son rôle dans la déchéance de son père le comte dans l'affaire de la trahison. Du coup Monte-Cristo veut le tuer. Albert s'excuse puis s'engage dans l'armée.

Les Morrel :

Julie :

Soeur de Maximilien.

Maximilien Morrel :

Joué par Pierre Arditi, fils du propriétaire du Pharaon, Pierre Morrel de Marseille ; Edmond Dantès, ne sachant pas qu'il aime Valentine, en fait son héritier et lui promet sa fille adoptive Aydé ;

Plessis :

Notaire de Noirtier Villefort.

Sinbad le marin :

Edmond Dantès (d'un conte qui sera ajouté aux "Mille et une nuit". Entre les contes, les comtes et les comptes financiers, on est servis... pas étonnant que ce soit hyper compliqué à comprendre.

Les Villefort :

Noirtier 

Grand-père paralysé, s'accuse d'avoir tué d'Epinay en 1815.

Gérard, procureur du roi :

Se fiance à Marseille en 1815 avec Renée de Saint-Méran. Il mit Benedetto enfant, qu'il croyait mort, dans un coffre et l'enterra. Il fut frappé par un Corse et lutta contre la mort pendant neuf mois. Il retourna dans le jardin pour reprendre le coffre, ayant peur d'être dénoncé par le Corse. Comprenant que l'enfant était vivant, il le chercha sans succès, perdant sa trace à Challons. Le dix Août 1838, il accuse Éloïse, se comportant comme une idiote, d'être l'empoisonneuse des deux vieillards et de la fille de la famille. Reprise du personnage réel du commissaire qui cru le faux témoignage de Mathieu Loupian.

Éloïse :

Seconde femme de Gérard, se rapproche d'Edmond le trente Mai 1838 (sur le sujet des poisons ?) mais ne montre pas d'affection envers Valentine. Elle empoisonne même autour d'elle pour que l'argent de Valentine aille à Edouard. Jouée par Anne Deleuze ;

Edouard 

Jeune fils.

Valentine :

Fille d'un premier mariage, aime Maximilien alors qu'elle est promise à Franz D'Epinay. Serait particulièrement appréciée de son grand-père Noirtier car elle s'est occupée de lui pendant de nombreuses années. Son père le procureur la soupçonnait d'être l'empoisoneuse jusqu'à ce qu'elle en soit victime à son tour. Jouée par Marie-Hélène Breillat ? Edmond Dantès ne porte guère attention à elle jusqu'à ce que Maximilien lui avoue ses sentiments.

Lord Willmore :

Edmond Dantès se faisant passer pour un banquier anglophone en été 1829.

Monsieur Zaccone :

Encore un personnage inventé par Edmond Dantès, en Juin 1838 cette fois, pour fournir un passé au personnage de Monte-Cristo pour tromper Gérard Villefort.

Jean Faillé :

Boucaille sur Douarnenez de Jean FailléBoucaille sur Douarnenez de Jean Failler : prété par le chef du service info et stats de l'ENSTB pendant mon stage (l'action se déroule là où la précédente génération de ma famille a vécu).

Le seigneur de l'île Tristan de Jean FaillerLe seigneur de l'île Tristan de Jean Failler : indispensable pour se rendre compte des atrocités commises par ce sinistre individu qui a mis des dizaines de milliers d'habitants à genoux et qui a laissé un trésor toujours introuvé. Bien que certaines choses soient certainement romancées, ce livre m'a bouleversé (ce qui est actuellement la banlieue de Douarnenez était à l'époque des paysages désertiques, et cette population qu'il a forcé à batir ses murailles dont il reste encore des vestiges avec les pierres de leurs propres maisons qu'il avait préalablement soufflé était certainement constituée d'ancètres à moi).
Un homme de Oriana FallaciOrianna Fallaci, Un homme : génial. C'était une fin de semaine rallongée de Mai 1996, je passais un brevet blanc le Lundi, j'avais des révisions à faire, bien sûr, et mes parents n'ont rien trouvé de mieux que de partir en amoureux. Du coup, j'ai été exilé chez ma mamie et j'ai écouté les disques de Pink Floyd, Genesis et Peter Gabriel de mon oncle Pascal jusqu'à plus-soif (je vibre rien que d'y penser). Et puis il m'a passé ce pavé de plusieurs centaines de pages. Je n'ai pas osé le commencer avant l'été suivant, mais dès les premières pages, j'ai compris que c'était un réquisitoire pour la sagesse, la conscience politique "la liberte est une liberte, mais bien plus un devoir". Je l'ai fini en quelques soirs, je devais me forcer à éteindre enfin la lumière. Le parcours de cet homme qui renonce à s'attacher a quoi que ce soit, pas même son corps, pour défendre ses convictions et ses camarades qui ne le lui rendent pas face à  l'oppression du régime des généraux est tout simplement incroyable, j'ai même peine à croire que ce soit véridique. Il passe de salles de tortures en prisons, refuse les faveurs offertes par les gardiens un peu moins inhumains et se permet même de leur donner des leçons de liberté, écrit sans cesse ses poèmes, pour témoigner, dans sa tête, sur les murs, sur le moindre bout de papier.Offert en 2000 par maman qui l'avait sous les yeux tout le temps au festivalsur "les Italies" et n'a pas pu résister ! Début 2001, je l'ai lu deux fois

Référence Complète Mac OS X de J. Feiler du samedi 6 juillet au lundi 12 août 2002 : commence par faire un historique des systèmes d'exploitations pour expliquer d'où vient X. La partie sur le SCSI est un mauvais résumé, rien à voir avec Mon Mac Parfait (ci-dessus). Les nombreux services fournis (desormais devenus des standards et libres, comment peut-on oser dire que Apple est + cher que wintel ?) sont décrits et expliqués, aussi bien pour la version cliente que serveur, hélas de façon incomplète, et uniquement graphique, partant du principe que le lecteur sait déjà les configurer en mode texte. Les utilitaires sont abordés (survolés !) ainsi que les services (rien de commun avec les services de d'autres systèmes d'exploitation qui correspondent aux extensions sur Macintosh) qui permettent (enfin !) de rendre certaines fonctionnalités communes à tous le système. Il faut maintenant que les éditeurs jouent le jeu ! Mail est un peu + détaillé. Un chapitre est consacré au magique AppleWorks, dont il fait l'historique : Avez-vous remarqué que micro$oft Write et PaintBrush sont des plagiats de MacWrite et MacPaint ? L'auteur oublie d'évoquer HomePage, qui me permet de faire les pages que vous lisez en ce moment, dommage qu'il ne soit pas totalement intégré à AppleWorks ! Hélas, le bruit court qu'au contraire Apple serait tenté de séparer les outils pour en faire une banale suite, ce qui éliminera le principal intérêt d'AppleWorks. Ce chapitre paraît tout de même déplacé, vu qu'il existe des ouvrages sur ce "couteau suisse" de l'informatique, incomparablement plus complets, étant donné qu'il n'est pas fourni avec X et que ces pages auraient pu être utilisés pour traiter quelque chose de plus en rapport avec l'OS. Par contre, les chapitres sur la programmation sont étonnament complexes, non-experts s'abstenir !

Ma vie avec les chimpanzés de Jane GoodallMa vie avec les chimpanzés de Jane Goodall.

Elizabeth Laird (née à Wellington, en plus !)Si Loin de Mon Pays de Elisabeth Laird : Acheté au festival 1996 par ma mère. M'a fait découvrir les Kurdes et l'horreur qu'ils subissent. Un des livres majeurs dans mon apréhension de la situation du monde.
Contes populaires de toutes les Bretagne de Jean Markale
Contes populaires de toutes les Bretagne
de Jean Markale.
Tous les détectives s'appellent Flanagan de Andreu Martin et Jaume Ribera
Tous les détectives s'appellent Flanagan
de Andreu Martin et Jaume Ribera.
Yvon Mauffret (c'est un Breton celui-là !)Pépé la boulange d'Yvon Mauffret. Questionnaire.

Marie Aude MurailL'assassin est au collège de Marie-Aude Murail :  pas  mal.

  1. Agnelle : directeur ;
  2. Alacatraz : Juan Rodriguez, troisième ;
  3. Nicolas Arvet-Dumillon : pion ;
  4. Berthier : inspecteur ;
  5. Antoine Boussicot : troisième, 17 ans, "Seigneur"
  6. Copa : ancien prof d'histoire ;
  7. Claire Delmas ;: sixième, a eu sa copie "tu te fais toujours assassiner" notée vingt sur vingt avec du sang, tombée d'une fenêtre ;
  8. Monsieur Faure : comique, club théâthre ;
  9. Mademoiselle Juliette Kikini : prof de maths ;
  10. Marie Lemercier/Marie Baston : troisième ;
  11. Lion D'or hôtel : où est Nils ;
  12. Martine Marechal : copine de Claire
  13. Naema : quatrième ;
  14. Alban Rémy : prof de gym en qui Nils a failli faire trop confiance, oncle d'Axel ;
  15. Axel R&eaucte;my : troisième, guitariste, orphelin vendant une guitare ;
  16. Lucien Renaud : concierge simplet ;
  17. Jules Sapan : rouquin de quatrième en couple secret avec Naéma ;
  18. Terence (baron Von Gluck) : sixième, "maniaque du crime" ;
  19. Madame Zagulon : prof de français trop maquillée ;
Des Grives aux loups, Les palombes ne passeront plus de Claude Michelet : exceptionnel, parfait pour prendre du recul et prendre un peu de sagesse. Le début est un peu désuet, mais on se passionne très vite ! Le genre de livre qui vous donne hâte que la journée soit terminée !

Les yeux d'OO, l'heure du rat de Gérard Moncomble : offert par les Quelennec alors que j'étais fort jeune.
1984 de Georges Orwell1984 de Georges Orwell : Un standard, la réalité s'en rapproche sur certains points. Avez-vous remarqué que le seul ministère que 1984 a en commun avec nous, c'est celui de l'économie, placé au même rang que celui de la guerre ?

La ferme des animaux de Georges OrwellLa ferme des animaux de Georges Orwell : le bouquin qui a inspire le merveilleux Animals de Pink Floyd. Toutefois chez ces derniers la répartition des rôles est très différente, les chiens sont plutôt proches des cochons du livre, les porcs des moutons et ces derniers des chevaux. D'une vérité déséspérante, explique, à partir de la page 60, comment tant de sociétés deviennent dictatoriales sous couvert de liberté. Le capitalisme ne s'y est pas pris autrement et on arrive ensuite à "1984"... Ce dernier devient de plus en plus réalité quand je relis "La ferme des animaux" en Décembre 2016 et que repasse au même moment sur "France Inter" un "grand bien vous fasse" sur la viande, avec des propos insupportables de jean-michel lecerf.

L’AMOUR DANS LA NEIGE du 15 mai (après le concert de Peter Gabriel) au 17 mai 2003

VBA pour Access 2000 Robert Smith David Sussman, commencé aprè la pièce de théâtre à lÕENSTB jusquÕau printemps 2001 dans ma chambre de Penhars.

Les fourmis,Le Jour des Fourmis, La révolution des fourmis, les thanatonautes, L'ENCYCLOPÉDIE DU SAVOIR RELATIF ET ABSOLU (du 24 décembre 2003 au 15 janvier 2004, offert par Eric, l'anecdote dramatique du docteur Kamerer montre bien que les scientifiques ne sont pas aussi fiables et desinterrés qu'ils le prétendent, il est aussi affreusement rappelé qu'il ne faut pas toucher les animaux sauvages, que parier sur une croissance sans fin ne peut que mener dans le mur, que l'abondance d'informations actuelle est une forme de censure, que les acteurs et les communicants dirigent le monde. Par contre j'ai peine à croire que des ouvrières manipulant des cadavres de sardines s'inquiètent pour la souffrance des rats, que les expériences scientifiques ne fonctionnant pas devraient être publiées) de Bernard Werber : les fourmis sont une véritable ascension vers l'utopie, menée par un suspense insoutenable. Certaines choses sont tellement vraies et profondes qu'elles nous interrogent profondemment sur la façon dont nous vivons et nous raisonnons, tout comme L'ENCYCLOPÉDIE DU SAVOIR. Je me faisais déjà certaines des réflexions, mais là, j'ai été comblé ! Le dernier est quand même peu crédible, mais, s'interroger sur la vie en lisant de supers histoires, que demander de mieux ? En plus, je les ai lu juste après le monde de Sophie ! Les thanatonautes est un peu plus spécial, L'ULTIME SECRET du lundi 18 juin au vendredi 5 juillet 2002 (anniversaire de Huey Lewis !). Le passage sur les manifestants qui demandent du respect est particulièrement juste. Par contre, ce que Isidore dit juste après montre bien qu'il n'est pas philosophe. Si l'on suit l'ordre des priorités humaines qu'il établit, être philosophe est donc en 2éme position après l'intégrité physique. Hélas, la plupart des gens préfèrent se vautrer dans la consommation, ce qui a pour effet de cacher la peur, mais ça ne l'élimine pas ! L'analyse de la notion de "devoir" est interessante aussi, mais je la completerais par un autre exemple que celui qui est donné, faisant encore une fois référence à la consommation sans limites : celui des personnes faisant justement le choix de vivre différemment. Celles-ci veulent aussi être reconnues pour le fait de faire des efforts qu'elles considèrent comme leur devoir. D'ailleurs, d'après les dires de Pascal Fichel, son frère Samuel faisait partie de ces personnes et la façon qu'à Bernard Werber de lui prêter une science humaniste et presque ludique en fait un personnage attachant. La scène de l'analyse du fonctionnement du cerveau de Martin est particulièrement émouvante. On n'y apprend quelque chose de très surprenant sur l'humour. Comme d'habitude avec Bernard, on apprend aussi plein d'autres choses. Apparaît une tendance de sa part à critiquer de plus en plus directement notre société. Je suis content de constater que nous avons une vision très commune, mais j'espère qu'il ne dérivera pas comme Pierre Bourdieu, par exemple, à ne finir par ne faire que des livres de critiques n'apportant pas grand chose de neuf dans les années à venir. Un aperçu des effets de la cigarette s'achève avec cette juste phrase "les fumeurs n'écoutent personne, ils considèrent que leur plaisir leur donne tous le droits". Mais surtout, n'ayez pas peur, il y a une intrigue passionnante. Les aventures complètement folles (c'est le cas de le dire) des héros me rappellent "La couronne d'argent", un livre qui m'a enormément impressionné, gamin.
Harry Wu, Vents amers :génial, la preuve que l'on a trop vite  oublié le massacre des étudiants de Tian An Men. retour au Laogai, La vérité sur les camps de la mort dans la Chine d'aujourd'hui : été 1997 (quel magnifique ciel le soir, c'est l'un d'entre eux qu'aura lieu le merveilleux concert de Johnny Clegg et Sipho au festival de Cornouaille. Luther Allison meurt. La rentrée sera particulièrement déprimante avec la mort de Jean Pasqualini et une rencontre qui marquera ma vie) le récit des retours clandestins en Chine pour prouver que l'horreur y existe toujours. Le passage sur les essais nucléaires (p:195) est particulièrement affreux. On ne peut pas dire que les médias relayent beaucoup ces informations... Harry idéalise trop les États-Unis à mon goût et fait l'amalgame entre communisme et dictature.